Haha! Pour nous, peuple le plus brave de la Gaule (et ce n’est pas de moi), le prochain Batman sort la semaine prochaine. De là, à se dire d’y aller ou pas n’est pas le débat du jour, pour ça, il y a assez d’émissions de psychologie bon marché mêlant psychodrames et incestes. Oups, on s’égare.
Ce qui suit ne prétend rien du tout, car, après tout c’est mon avis, et mon avis, c’est mon avis, pas d’avis, pas de pierres, et pas de pierres, pas de lynchage public.
(A titre documentaire (j’aime cette formule, pas vous ?) : je ne compare pas les Batman de Joel Schumacher parce je ne voulais pas le faire, je n’ai pas aimé, « c’est de la merde », voilà, c’est tout, on peut arrêter la musique représentative du suspens)
Pour ceux qui n’ont pas vu, hé bien, tant pis, les absents ont toujours tort. Pour faire simple, il y a des principes communs ou plutôt universels, comme le fait que Batman s’appelle Bruce Wayne, qu’il habite dans la ville de Gotham, qu’il est très très très riche, et qu’il possède des gadgets dingues pour l’aider dans son rôle de « justicier ».
Donc, on parle bien de :
Batman (1989) de Tim Burton
Batman Returns (1992) de Tim Burton
Batman Begins (2005) de Christopher Nolan
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Les « bad guys »
BURTON : Là, on se prend une claque dans la figure.
D’abord, pour le premier opus, le grand Jack Nicholson prête ses traits au Joker, pour notre plus grand bonheur. Rien à redire sur ce rôle très riche, décalé, psychotique, effrayant et plutôt drôle en fait.
Pour le second opus, Danny DeVito endosse le costume du Pingouin, et, les frissons de dégoût sont au rendez-vous. Christopher Walken joue aussi un « méchant », bien que moins grave que le Pingouin, il vaut le coup d’œil.
NOLAN : On apprend qui est le bad guy à la fin, et par souci de préserver ceux qui voudraient voir le film de Nolan, je ne vais pas vous le révéler. Je peux quand même vous dire qu’ici, le « méchant » n’est pas présenté de manière aussi caricaturale que dans les Burton : le personnage n’est pas autant étoffé. Ce qui manque, selon moi.
Batman, l’homme derrière les muscles et inversement
BURTON : Si vous avez aimé Beetlejuice, alors c’est avec plaisir que vous retrouverez Michael Keaton, irréprochable dans les deux films. D’ailleurs, on ne peut que lui trouver un charme mystérieux qui prête bien à une personnalité tiraillée entre deux choses, ou ici, deux vies. Petite note : Keaton fait très british.
NOLAN : Christopher Nolan a opté pour le très doué Christian Bale, qui, lui aussi, apporte sa touche personnelle à Batman, d’un côté moins classe ceci dit, et plus torturé. En effet, Batman Begins nous dessert la psychologie du super-héros, ses motivations plus que le côté glamour-énigmatique de Keaton.
Les femmes, oh oui, les femmes qui enivrent le héros
BURTON : Kim Basinger dans le premier opus, puis Michelle Pfeiffer dans le second. A noter que cette dernière ne fait pas que faire tourner la tête de Bruce Wayne : elle aimerait planter ses griffes dans la chair de Batman… Miaou ?
Même si nous n’avons pas deux grandes actrices de composition, le principe de « la belle jeune fille à secourir » est rempli sans soucis, et d’ailleurs, dans le fond, elles ne sont aucunement chiantes à l’écran.
NOLAN : La non-délicieuse Katie Holmes devient la demoiselle en détresse, mais, là, la pilule ne passe pas. Rien à faire, on a voulu faire un rôle soi-disant plus « fort » mais à la place on assiste au pire personnage du film, genre celui dont on aurait pu se passer sans regrets.
L’ambiance générale
BURTON : Burton, pour moi, est le grand champion. Ses films (surtout le deuxième) sont visuellement magnifiques : il règne une atmosphère lugubre, noire, qui indispose.
A couper le souffle. On retrouve le style Burtonien dans toute sa splendeur. Pour les fans, un régal.
NOLAN : Nolan tire son épingle du jeu en imposant son style visuel à lui, qui, malheureusement, séduit beaucoup moins que celui de Burton. Ceci dit, c’est un style comme un autre, et mon appréciation personnelle n’appartient qu’à moi. A vous de juger.
Par exemple, la Batmobile est plus grossière et moins « classe » que dans les films de Burton.
En conclusion ?
Quoi qu’il en soit, ce sont deux bons films, qui ont chacun leurs atouts et leurs défauts : Nolan mise tout sur une histoire plus réaliste, moins loufoque et sur l’intérieur de Bruce Wayne tandis que Burton, lui, soigne chaque image, pour en faire un film inoubliable sur le plan visuel… Comme d’habitude.
A voir, oui.