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Posté par ~Sophie le 3 juillet 2008 qui était d'humeur Anxieuse

Un nom comme tant d’autres, fidèle à cette tradition de mélanger la meilleure signification avec la meilleure esthétique, correspondant à l’espérance du meilleur enfant qui puisse le porter. Un mélange subtil pour le prénom qui est mien : sagesse et combativité. Réflexion et bravoure. Cela, dans un certain sens, coïncide avec la personne que je suis.

 

Je crois que je suis née dans la mélancolie. Il parait que l’utérus de ma génitrice était gonflé de peur lorsque je l’habitais, étant donné qu’un jour, j’ai failli le quitter, trop prématurément. A la place, je suis restée accrochée tant bien que mal à ce qu’il me restait, malgré l’expulsion sans préavis que prévoyaient les organes génitaux maternels. Une survivante. Une fausse vivante, tiraillée entre la vie et la mort. Je suis née dans la mélancolie, car, je n’ai toujours pas évacué ni vraiment cerné mes craintes ancestrales. Il parait qu’ enfant, j’avais une peur viscérale d’être abandonnée ; cette phobie est maintenant inconsciente, mais règne toujours dans ma tête. L’abandon de l’utérus maternel, dévoré par la haine, le stress a marqué chacune de mes synapses ; avant d’apprendre à parler, à marcher, j’avais déjà peur de tomber ou de rater, et d’être éliminée. Pourtant, j’ai une force de caractère à faire damner les esprits les plus saints; je peux endurer tout ce que vous pouvez imaginer. Bien sûr, chaque chose douloureuse marque mon épiderme d’une trace indélébile ; si vous scrutez mon enveloppe charnelle, vous pourrez remarquer de nombreuses entailles. Au lieu de me jeter dans les bras du suicide, j’ai opté pour une solution radicale : le flegme. Je suis d’une placidité telle que je n’ai plus besoin de crier et de hurler dans tous les sens, car, c’est dans le calme que réside ma folie et ma rage. Méfiez-vous de l’eau qui dort…

1 commentaire à cet article

Je suis née 2 semaines trop tôt, résultat ? Je suis restée "coincée" 4 heures entre ma maman, et la sortie. On a du me faire sortir aux forceps et avec une ventouse (oui à cette époque, on utilisait facilement ces outils un peu barbares :p )

Résultat : Je suis jamais sûre de rien, je veux toujours être ici et ailleurs. Quand c'est l'été, j'aspire au froid de l'hiver, quand c'est l'hiver, j'aspire a la chaleur de l'été et à pouvoir dormir la fenêtre ouverte.

Apparement même quand j'étais un foetus, je ne savais pas exactement ce que je voulais... Sortir ? Rester bien au chaud dans le ventre de ma maman ?

Va savoir !