Bon, j'avoue, cette année, j'ai un peu chômé niveau cinéma. Là, le dernier Wes Anderson me fait vachement envie, peut-être ce soir, mais on verra.
Tout cela pour dire merci à l'ugc de louvain-la-neuve d'avoir fermé. Je sais, c'est facile de dire ça, il y avait beaucoup beaucoup d'enjeux, tout ça, mais je reste consommatrice avide et droguée au grand écran, alors je voulais dire mon mécontentement qui a eu le temps de s'apaiser un peu depuis ces quelques mois.
Je ne me souviens plus exactement l'ordre dans lequel j'ai posé mon derrière dans un siège, j'ai sans doute oublié quelques films parce que la mémoire me joue des tours souvent ( un dossier mal rangé met du temps à être retrouvé), comme à vous d'ailleurs, et, tout ceci est très aléatoire. On va dire que ce qui va suivre concerne les films qui m'ont marquée, aussi bien dans le sens cool du terme, que dans le sens laxatif du terme.
Juno.
(Quand je vous dis que c'est aléatoire.)
Au début, je me disais que si les critiques étaient si clémentes avec ce film, ça devait être pour une bonne raison. Puis, le sujet était un peu inattendu dirons-nous.
Juno est un film comme on en fait plus. Il mêle avec intelligence une intrigue comique, romantique (non, pas niais), et tragique(juste un tout petit peu) sans tomber dans les stéréotypes.Tout au long de l'histoire, la caméra suit au fil des saisons, la jeune Juno, seize ans, qui tombe enceinte et qui décide de donner son bébé à un couple qui pourra mieux s'en occuper.
Il n'y a pas de mots pour décrire réellement ce qu'on ressent, face au grand écran, en admirant le jeu des acteurs, très juste, très naturel, et surtout, les moments-clefs de ce petit bijou du cinéma indépendant made in usa.
Un rayon de soleil.
Stardust.
Au début, grosse hésitation, on se demande si on va tomber dans un nouveau film d'heroic fantasy bon marché, une nouvelle pseudo-copie de Lord Of The Rings, ou quelque chose dans ce goût là, car, depuis Harry Potter et LOTR, tout le monde veut nous vendre du rêve, des sorciers, des magiciens, de la magie, des amours spéciaux, etc.
Finalement, on découvre que Stardust n'a rien piqué à un autre film. Du début à la fin, l'intrigue est parsemée d'un minimum de moments très "thriller", de scènes très drôles (Des scènes hilarantes, comme celle où De Niro joue un capitaine pirate travelo dansant sur une musique made in Moulin Rouge), et, enfin, de merveilleux, de fantastique.
En sortant de la salle, on regrette ce monde, ce "Wall" qu'on laisse derrière soi, car, le rêve est toujours présent dans notre caboche.
There Will Be Blood.
Daniel Day-Lewis, qu'on ne l'aime ou pas, on ne peut que reconnaitre son talent infini. There Will Be Blood ne déroge pas à la règle pour sa prestation : magnifique. Il est de même pour les autres acteurs, qui, jouent tels des virtuoses des intonations, des expressions faciales, et des mouvements corporels. L'histoire est intéressante, ambiance western sans l'être, une touche de film noir. Le seul hic : où veut-on en venir? Du début à la fin, on s'accroche, on croit savoir où l'histoire veut nous mener, mais au final, on n'y arrive pas, trop d'éléments entravent notre perception des choses. On nous montre plusieurs visages d'un homme, d'abord celui de l'homme ambitieux, perfectionniste dans son métier, puis, celui, d'une façade, d'un psychopathe qui cache bien son jeu. L'intrigue se focalise sur : les relations père-fils, le pétrole, la religion, le double visage d'un homme, l'ambition, la déception, et, enfin, l'argent. Un bon film, certes déroutant, mais quand même exceptionnel.
27 dresses.
Prévisible. Le personnage principal, interprété par Katherine Heigl, est une organisatrice de mariage non-officielle : cette vocation n'est pas son métier. Evidemment, elle passe son temps dans des mariages, et surtout , elle rêve de son futur époux en la personne de son ... boss. Hic : son boss ne se soucie pas d'elle dans le sens sentimental du terme. Second hic : son boss tombe amoureux de sa soeur. On s'arrête ici. Prévisible. Trop. Beaucoup trop. Même si Katherine Heigl a un joli sourire dentifrice plus-blanc-que-blanc , que son personnage est une pauvre cruche qui aide tout le monde sans l'être en retour et pour rien, on arrive pas à compatir ou à trouver une once de franche rigolade dans ce film. En fait, le gros problème de ce film, c'est qu'il est stéréotypé : la fille paumée qui tombe amoureuse du mauvais, la soeur ou la fille connasse qui pique l'élu de son coeur, le loser qui est en fait LE gars mais ça, la fille ne s'en rend compte qu'à la fin, et, le final avec le mariage bien sûr.
Un Secret.
Claude Miller is back. Ici, il s'inspire d'un livre autobiographique racontant l'histoire d'une famille, peu après la guerre. L'adaptation cinématographique est très fidèle au livre, et nous livre (Hinhin) une intrigue à propos de secrets de famille.
Cécile de France, Ludivine Sagnier, Julie Depardieu, très justes, excellentes dans leurs rôles, puis, Patrick Bruel, convaincant, pour une fois, dans le rôle d'un père brisé.
Dévoiler une partie du synopsis serait un peu maladroit, car, la surprise ou plutôt les surprises de l'intrigue ne seraient plus. Pour tout vous dire sans tout vous raconter, Un Secret, est une histoire de passion, de jalousie, de mort, de haine, et enfin, de concepts psychanalytiques.
A voir.
The Golden Compass.
Les adaptations de romans pour la jeunesse, ça marche : Narnia, Harry Potter, et consorts en sont la preuve cinématographiquement vivante. Il fallait donc faire une adaptation pour grand écran de la célèbre trilogie de Philip Pullman, ça, les studios le savaient. Et l'argent cherra.
The Golden Compass est la première partie d'une trilogie d'heroic fantasy, oui, on peut le dire. Nous sommes dans un monde parallèle au notre, et chaque être humain a un daemon, une sorte de représentation de notre âme sous forme d'un animal, qui nous accompagne partout : l'histoire se centre sur Lyra, une gamine de douze ans ( Pour les enfants, le daemon n'a pas encore de forme définitive : ça vient avec l'âge, un peu comme les rapports sexuels sado-maso en somme) et son aventure fabuleuse.
L'adaptation cinématographique est bonne, fidèle au roman. Au niveau des acteurs, casting de stars hollywoodiennes, certes, mais au moins, de personnes convaincantes : Nicole Kidman en grande méchante, Daniel Craig en sorte de rebelle mais loyal, et Eva Green, en sorcière. Pour ne citer qu'eux.
Et je crois que c'est tout, parce qu'aussi non, je pense que la liste va devenir trop longue.