Tiens, dans mes vieux tiroirs, enfin, j'ai retrouvé un texte de moi-même, sur moi-même. Hinhin. A lire avec modération.
Pardonnez-moi, j'avais dix-huit ans. Haha.
~ Soporifie momentanée pour tous les ages ( 7 à 77) ~
Instant figé ; Mes ongles crissent sur tes molécules attendrissants mon pauvre petit orgueil de « maître des émotions intimes refoulées ». Tandis que cette langue avide et perverse glisse sur des bribes étincelantes cutanées de mon divin être, je songe à un amusement des plus déplorables : envie de décevoir, de prouver par 2+2, que le silence est passager lorsqu’il est accompagné de celui qui a la prétention d’arracher un soupir à mon cœur .
Ici commence, ou plutôt se termine le cauchemar.. Dorénavant ,le massacre neuronal a droit à sa place de mégapole ( applaudissons le perdant du jour, qui n’est autre que toi).
~ Cupidon, la carte inutile qui désigne deux êtres prêts à pourrir ensemble ~
Chantonnons sous la pluie tout en nous souvenant de ce que fut notre détresse ignoble et remplie de tendresse mégalomane. Tu m’aimes, je te hais. (et inversement, grand fou !). Par quelques mots, se lier à ma personne qui se représente comme une entité à avis non-modulable par le biais d’êtres de chairs , est suicidaire, voire typique d’un homicide.
Mais le domicile légal dans tout cela ? Si tu sais lire, tu te rendra compte que nous sommes dans la carte « Cupidon » donc laisse béton ( rime suffisante) Parle moi de metal, parle moi de philosophie politique, parle moi de mysticisme , parle moi de guitare, parle moi de vice, parle moi de choses absurdes, parle moi de concerts, parle moi de metal, parle moi d’obsessions sybiliennes, parle moi d’asile et je te répondrai avec une voix enjouée .
~Les Amoureux, désignés par le froufrou à plume pour crever ensemble mais d’abord gagner la partie~
Les Amoureux. Ma moitié s’égare dans les méandres de la passion, me laissant une place dans un recueil de notes sauvages et destructrices à la saveur de bestialité. Ma moitié est née dans une contrée éloignée, au creux des abymes mentales de la dépravation. Ma moitié est innocence et vice, douceur et brutalité.. L’extrême est de mise, toujours. Tire l’as de cœur.
~La Voyante, délice de sensations aqueuses en milieu poétique~
L’amour de mes trêves a perdu 2-0 contre celui qui effleure chaque partie sensible de ma pensée maladroite et désabusée.
Je vois un avenir des plus aventureux, des plus remplis d’adrénaline. Parce que dame Alice ne vit que dans la démesure, dans les sensations qui se veulent fortes. L’Histoire la hante, la passionne au point qu’une simple évocation de grands événements du passé, la fait frissonner de haut en bas, de droite à gauche. Une vie ne signifie rien à condition d’être prêt aux plus grands actes de cruauté. ( bon, c’est encore une phrase écrite sous l’emprise d’une liqueur psychédélique, mais que dire de plus ? l’Ego ressort des plus étouffants et créatifs avec quelques gouttes de poison mental).
J’ai tiré l’As de trèfle, puis mon exhumation s’est passée de fragilité intempestive, à la poubelles les pleurs, les candides effusions. Mon être n’a pu compter que sur lui-même et sur cette bonne étoile qui n’existe pas et n’existera jamais.
~Le loup garou, la carte de la Mort personnifiée. Hannibal, va te rhabiller.~
Jusque ici, ma nature cynique est certes ressortie mais rien qui ne puisse prouver mon sadisme exacerbé est entre ces quelques lignes qui nous surplombent.
Gémeaux ascendant Gémeaux, le pile et le face accompli. Je prends , je rejette, je cueille, je déchire.
Ma nature est dans le changement, dans la destruction, dans le chaos, dans la nouveauté. Imaginons une fusion nucléaire, je serai alors le rayon gamma, annihilant tout sur son passage, recréant une nouvelle vie, qui subira encore et toujours des modifications.
Mes mutations psychiques sont toujours sources de douleur, de désarroi certes, mais ne viennent jamais d’une rupture d’anévrisme. ( Il fallait que je dise ce mot, pari incontestable et incontesté avec moi-même). N’oublions pas également les somnifères mentaux, dont je me gave pour sortir indemne de mes pensées, qui m’échappent trop souvent .
Je me nourris de mes lubies, qui se consument comme la cigarette que je fume, entraînant le goudron dans mes poumons, créant une vie vouée à la pollution sanitaire, ce qui reste en accord parfait avec mes penchants désenchantés.
~La Petite Fille, chose oubliée dans les méandres de l’imaginaire~
Les derniers bilans de démence à outrance témoignent d’un laisser aller du surmoi. Mais le ça semble également défavorisé, car en dominance sur le moi. Le sujet est atteint de personnalité borderline et de névropathie.
[Mes yeux se ferment. Une image passée, à peine contée par les fils de ma toile de ligne de pensée, me dévore les viscères par quelques mots sans voix. J’étouffe dans un silence de chien, où nul n’est capable de me secourir et de me sortir de l’impasse feutrée par les spectres de mes défunts fantasmes. J’ai tué le Père, le rendant à ma carte sinistre de vie, tout en misant sur l’indépendance et la folie meurtrière. Je gis entre deux mondes.
Le visage aux traits fins et innocents est un masque fort intéressant lorsqu’on s’attarde sur les désillusions qui ont donné naissance à une jolie angoisse quotidienne]
~La Sorcière, sort sensuel aux résidus meurtriers~
Tranchant sur son passage les opinions, les âmes naïves encore en fleurs, je vagabonde dans ma vie, qui me réjouit de ces farces grotesques appelées « individus ». La seule valeur qui importe à mes yeux trop expressifs n’est autre que l’intellect. Je rejette toute forme d’ignorance et de nébulosité acquise par le simple but du mystère.
Je suis de nature obscure, sauvage. Je ne désire pas être apprivoisée, sauf par celui qui détient mon attention ( et une poignée d’exceptions).
Cerveau en ébullition qui refuse la dégradation de l’esprit ( la conformité sur tous les plans), et qui encourage les idées individuelles et innovatrices.
Un goût prononcé pour l’écriture et le savoir en somme..
~Carte supplémentaire : Dame de Pique~
Elle ne se soucie de rien, à part d'elle-même, elle crie au loup , elle dévore les maux et s'empiffre de haine. Tant de pâleur, ma soeur. Tant de rancoeur. Qu'on me serve mes tripes avec un café noir, merci.
~ Carte à dissoudre dans de l'eau : Le Valet de Carreau~
Dame silence se regardait avec beaucoup de narcissisme dans son miroir des grands jours, poignard à la main. Ses désirs zigzaguaient entre passion et dérision, entre meurtre et jalousie. ô cette vilaine dame de coeur, qui lui agressait l'antipathie notoire de l'esprit. La corruption d'esprits erudits est nuisible pour les plus indécis. Et tournoie, tournoie puis se noie.
~Les éléments s'emmêlent~
Feu : Je brûle de l'intérieur, la torche humaine si les dires se confirment à propos de mes explosions imminentes. Le tempéramment incendiaire, appelez les pompiers.[ Après moi, la fournaise.
Air: Je suis Inspiration, j'aspire à tant d'idéaux que je me représente comme une créature ayant le vent en poupe.Le vent souffle, envoûte, est changeant. Essayer de me couper les ailes entraine une mort lente et douloureuse sans le moindre gramme de morphine.
Eau: Telle une goutte de pluie, je vais et viens. Je glisse le long de ma vie, tout en restant fuyante. L'eau trouble est mon autre. J'aime noyer mes émotions dans des lubies devastatrices telles des ras-de-marée.
Terre: Elle m'est inconnue; je rejette le terre-à-terre et les envies considérées comme concrètes. Mes amphets' sont abstraites et m'enchantent de mes chères chimères sans éclats de voix.