Tout est à refaire.
Les murs menacent de s'effondrer, le sol gronde sous les pas nostalgiques.
Ma vie n'est plus qu'un chantier laissé pour compte.
J'ai arraché tout ce qui restait là. J'ai jeté, compulsivement, tout ce qui n'avait plus de sens pour aujourd'hui. J'ai laissé s'envoler mes anciens espoirs, mes vieilles peurs, à coup d'aspirateur et de loques à poussières ; Qu'il ne reste que ma force intérieure, le reste peut se décomposer sans crainte.
Un jour, quelqu'un m'a dit que celui qui va le plus loin c'est celui qui part sans bagage : pas celui qui a abandonné ses problèmes, les laissant dans un tiroir, mais celui qui a cassé le fameux tiroir. J'ai brûlé le tiroir. J'ai piétiné ce qu'il en restait. J'ai laissé le vent emporter tout. Ce qui devait rester est malgré tout encré dans ma peau, comme une tare, bien que c'est plus un souvenir.
J'ai tout effacé pour mieux recommencer.